La rubrique jardinage de mars 2026
Il a fait très beau dans la première moitié de mars, ce qui me fait sautiller d'impatience d'arranger mon petit jardin tout triste. Les graines que j'ai bêtement plantées en novembre dans un élan d'impatience similaire n'ont pas eu de très bon résultats : seules 5 pousses sont sorties et ont survécu à l'hiver. Au vu de l'emplacement, je soupçonne que ce sont les scabieuses. C'est toujours ça de pris.
Les plantes qui ont passé l'hiver dehors ont toutes survécu, n'en déplaise à l'appli Planta qui me jure que le romarin est une annuelle sous mes latitudes. (L'énorme buisson de romarin du voisin d'en face rigole bien d'entendre ça.) J'ai donc repiqué mes quelques plants dans le coin le plus ensoleillé. Deux d'entre eux préparaient déjà des fleurs, dont les premières viennent d'éclore après quelques semaines. Ils sont rejoints par le thym (bouturé à partir d'herbes du supermarché tout comme le romarin) et l'origan (pioché dans le jardin parental).
Côté ombragé, j'ai distribué une motte de ciboulette de chez Lidl. Le pot de 10cm devait bien contenir une centaine de bulbes, j'ai dû faire usage de violence pour les séparer. Plusieurs petites mottes le long du carré ombragé, donc, dont la plupart semblent avoir bien pris. Dans ce même carré, j'ai repiqué la mélisse, qui me suit depuis mon premier appartement dans cette ville, l'oseille, et le chou-rave. Celui-ci a été bouturé à partir du haut d'un légume de supermarché bien trop gros et spongieux. Il me prépare des fleurs et des pucerons s'y sont installés, en avant vers la biodiversité ! Les pucerons verts ont pris une étonnante teinte un peu mauve, parfaitement assortie à la base des fleurs de chou-rave. M'est avis que ça ne les sauvera pas si une coccinelle passe par là. Côté oseille, c'est la belle vie : nouvelles feuilles de partout. Bientôt la soupe ?





À l'arrière, ça se passe donc plutôt bien. On déplore toutefois la perte du basilic, lui aussi en provenance du supermarché : je l'ai rempoté immédiatement, mais les nuits sont encore froides et il a noirci et rabougri.

À l'avant, j'ai déplacé ce que j'ai pu de bulbes de glaïeul, pour qu'ils soient bien alignés au lieu de pousser bêtement sous les buissons. Il pousse aussi quelques jacinthes d'une variété que je ne connaissais pas (jacinthe romaine ?) et moult plantes que je finirai bien par identifier. À la jardinerie, j'ai chopé les deux dernières primevères, pour la nostalgie de la maison où j'ai grandi. J'espère ardemment qu'elles se ressèmeront en place, ce qui semble avoir été le cas dans le jardin de mon enfance. Enfin, j'ai planté mes bulbes de dahlias ! Il y en a six, de cinq variétés différentes. En bon gobelin, j'ai récupéré les jolis cartons d'emballage, peut-être pour un collage ou de jolies étiquettes plus tard.
Enfin, à l'intérieur de la maison : dans le pot où j'ai mis une vieille racine de gingembre il y a des mois, il pousse maintenant une vingtaine de tiges minuscules et délicates qui se penchent vers la fenêtre de toutes leurs petites forces (miam slurp la lumière). Dans la jardinière, le basilic perpétuel prospère (merci papa pour les boutures) : c'est une plante très satisfaisante, à faire des grandes feuilles à toute vitesse. Je vais m'en faire une fricassée avant de partir en vacances. Dans l'espace libéré par les pieds de thym, j'ai aussi mis quelques-unes des graines de coriandre et de basilic que j'avais encore sous la main. Deux semaine plus tard, une bonne douzaine de petites pousses sont sorties... mais je ne sais pas de quelle plante il s'agit. On va bien voir d'ici quelques jours.





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