Faire bosser les adventices
Joli mot, n'est-ce pas ? C'est ce post substack qui me l'a appris il y a quelques semaines.
Comme il ne pousse pas encore grand-chose dans mon pauvre petit jardin gris, je laisse pousser tout ce qui s'y installe, à l'exception des bébés arbres que j'arrache avant qu'ils ne deviennent un problème. Après un été de laisser-faire et surtout trois semaines d'absence, je me suis retrouvée avec une belle collection d'adventices. Ce n'est pas pour me déplaire : ça crée des volumes qui donnent un peu d'intérêt visuel à l'ensemble. De toute façon, mon coeur d'artichaut me rend réticente à couper ou arracher les plantes sans une bonne raison. Or, une bonne raison, je viens d'en trouver une : je veux utiliser certaines de ces plantes.
Tuteurs
À l'avant de la maison, côté rue, quelques glaïeuls poussent avec enthousiasme. Ils ont été plantés avant mon arrivée, mais j'en ai déplacé plusieurs pour qu'ils soient alignés dans un morceau de plate-bande étroit. (Ayant réalisé cette opération à l'automne, j'en ai raté quelques-uns.) J'ai raté une partie de la floraison pendant les trois semaines de vacances susmentionnées, mais je suis quand même revenue à temps pour admirer trois tiges fleuries. Problème : elles ont tendance à s'affaisser sous leur propre poids et à se plier à des angles inélégants. Rien de bien grave, il suffit de les attacher à un tuteur... sauf que je n'en ai pas sous la main.
En tout cas, pas de tuteur tout fait. Par contre, j'ai quelques belles tiges bien droites et bien ligneuses qui ont poussé toutes seules ! J'ai donc coupé la plus grande à la racine (je laisse les racines au sol dans l'espoir qu'elles se décomposent et fertilisent un peu), ôté la partie la plus souple et toutes les branches latérales, et tada ! un tuteur gratos qui est arrivé juste à temps pour tenir le dernier glaïeul plié.
Cet exercice me laisse donc sur les bras un petit tas de feuilles et de petites branches. Ça me donne une deuxième idée...
Paillis
Entre la pauvreté du sol, la chaleur et la sécheresse, je ne manque pas de raisons de pailler le sol. Quand ce besoin rencontre une pile de matériau organique fraîchement cueilli, ça fait des chocapics. À l'aide de mon fidèle sécateur spécial petites mains, j'ai donc débité les tiges coupées en petits morceaux que j'ai répandu au pied des dahlias. Le lendemain, après une séance de désherbage du trottoir, j'ai répété l'opération, cette fois-ci au pied des glaïeuls. Ça fait un chouilla plus propre.
Conclusion
Je recommande. C'est zen, c'est satisfaisant, et en plus c'est gratuit. On verra bien si ça vaut quelque chose comme paillis.

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